#CM du 30/09/2021 : nos interventions

Conseil municipal du 24 juin 2021 :
nos interventions sur les différentes délibérations proposées

 

Délibération n°3 – Régie Municipale d’électricité : adoption des comptes et affectation de l’excédent
Délibération n°6 – Versement d’une subvention à l’association l’Etabli
Délibération n°7 – Actualisation de la convention avec la Fabrique de l’emploi
Délibération n°9 – Tarifs CRC arts dramatiques
Délibération n°12 – Gratification des stagiaires + amendement du groupe « Un autre Loos, ensemble »
Délibération n°13 – Tableau des effectifs
Délibération n°14 – Création d’un poste de psychologue
Délibération n°15 – Application du Riefseep
Délibération n°16 – Création d’un « chargé d’accueil France services » dans le cadre du dispositif parcours emploi compétence
Délibération n°23 – Recrutement d’un contrat d’apprentissage au sein du pôle développement économique et cohésion sociale
Délibération n°27 – Opération Bigot Danel
Délibération n°31 – PADD
Délibération n°32 – Développement des services publics locaux – veille foncière
Délibération n°33 – Opération de travaux de construction d’une cuisine cuisine centrale
       

 

         Délibération n°3 – Régie Municipale d’électricité : adoption des comptes et affectation de l’excédent

Intervention de Frédéric TRECA, à retrouver en vidéo (https://www.youtube.com/watch?v=bcwgVsKCoTQ)

Comme chaque année le conseil municipal est saisi de l’affectation des excédents de la RME.

La RME est outil précieux pour notre collectivité.
Elle apporte une qualité de service reconnue par tous et que l’on ne retrouve plus chez les distributeurs d’électricité ordinaires, grâce à une proximité avec ses usagers.

La réduction de la consommation des énergies devient une priorité, la hausse ininterrompue des coûts devient insupportable pour les ménages, voir l’actualité récente. Nous vivons donc une période de transition rapide voire violente, qui demande de revoir nos modes de consommation à la baisse.

Une gestion maîtrisée, la recherche d’économies dans la vie quotidienne, par l’isolation des maisons par exemple, devient une priorité pour chacun…

Dans ce contexte nous pensons que la RME a un rôle actif à jouer dans l’accompagnement des usagers Loossois, en s’appuyant sur sa relation privilégiée avec eux.

La stratégie financière doit donc prendre en compte cet objectif et le reversement des excédents fait partie de cette stratégie.

Au préalable nous souhaitons que le reversement des excédents ne se fasse pas au détriment de la qualité du service et notamment par une réduction des moyens matériels et en personnel.
Encore une fois c’est la qualité de la relation aux usagers qui fait sa plus-value et qui sera le levier de son évolution.

Nous souhaitons savoir comment la RME aborde cette transition ?
Par quels moyens peut-elle mieux accompagner les usagers dans le suivi des consommations ? Quels nouveaux services pourraient être apportés ?

Nous pensons aussi que cet excédent, qui rappelons-le, est apporté par Loossois au travers de leur facture d’électricité, leur soit retourné.
En face des recettes encaissées par la ville, des dépenses équivalentes destinées à l’accompagnement des Loossois à la diminution des dépenses d’énergie, la mise aux normes des logements doivent être prévues.

Pour conclure nous souhaitons que la stratégie de la RME en matière de transition énergétique au profit des Loossois soit présentée au conseil municipal.

Décision : pour.

 


        Délibération n°6 – Versement d’une subvention à l’association l’Etabli

Intervention : Valérie CONSEIL, à retrouver en vidéo (https://www.youtube.com/watch?v=04frfRONJWA)

Nous l’avons déjà évoqué lors du conseil municipal d’information du 9 septembre dernier, les raisons de la disparition du conseil citoyen Loossois, notamment le départ de 18 des 20 habitants engagés, devraient déjà être connues. D’autant que nous avons interrogé le conseil municipal à ce sujet à plusieurs reprises ces deux dernières années.

Pour rappel à ceux et celles qui s’interrogent sur l’importance d’un conseil citoyen, celui-ci a pour objectif la participation active et directe de l’ensemble des habitants et des acteurs des quartiers, dans l’élaboration et la mise en œuvre des projets de développement et de renouvellement urbains. Le conseil citoyen est une obligation dans les projets de renouvellement urbains.

Plus précisément, le Conseil Citoyen Loossois est/était censé :

  • créer une dynamique participative en sollicitant les habitants des 4 quartiers prioritaires de Loos dans l’élaboration de projets sur leur quartier, dont le NPNRU sur les Oliveaux.
  • soutenir les projets citoyens proposés par les habitants de ces quartiers.
  • enfin, participer à toutes les instances de pilotage du contrat de ville, y compris celles relatives aux projets de renouvellement urbain des Oliveaux, et émettre des avis sur les projets proposés dans le cadre de la politique des quartiers prioritaires.

Pour l’heure, nous ne savons rien des raisons ayant conduit à la disparition de ce Conseil citoyen depuis 2 ans, qui est, je le rappelle, une structure obligatoire.
Il n’y a donc plus d’habitants aux comités de pilotage réunissant les associations et les acteurs locaux, la ville de Loos et/ou la MEL. Ceci est particulièrement grave et notamment pour le projet NPNRU des Oliveaux qui souffre cruellement de participation de ses habitants.

  • Ce Conseil Citoyen a-t ‘il été suffisamment accompagné ?
  • A-t ’il été suffisamment reconnu par la ville ?
  • Quel a été l’usage du budget de 6740 € attribué pour son fonctionnement ?

Autant de questions restées sans réponses en commission, attestant d’un échec de pilotage du dispositif et certainement d’un manque d’implication du/des élus de la majorité en charge des dossiers de la politique de la ville.

Alors, il est bien temps de solliciter l’assistance d’une association, l’établi en l’occurrence, pour pallier l’incapacité de la municipalité de relancer ce conseil citoyen, d’attirer des habitants dans cette action participative.

Et Il est bien consternant qu’une ville de 22000 habitants soit obligée de passer par une association pour procéder à une expertise de ce type.

A l’évidence Madame le Maire, votre relation avec les habitants de Loos est très compliquée, et le conseil citoyen en est une illustration. Vous ne pouvez donc vous targuer de faire de la co-construction, ni vous vanter du soutien des habitants dans vos projets sur les quartiers prioritaires.

Décision : pour.

 


        Délibération n°7 – Actualisation de la convention avec la Fabrique de l’emploi

Intervention : Valérie CONSEIL

Cette convention prévoit une actualisation de la mise à disposition de bâtiments et terrains communaux pour la Fabrique de l’emploi. Une nouveauté cette année, le terrain Desmet – Saerens, situé Chemin de Flesquières sera mis à disposition pour les activités de maraichage de cet Établissement à But d’Emploi, et ce, en remplacement du terrain actuel destiné à la construction de la cuisine centrale. Ceci est en effet important pour permettre la continuité des activités maraichères de la Fabrique.

Ce terrain « Desmet – Saerens » est actuellement désaffecté. Cet ancien stade n’est d’ailleurs plus accessible aux footballeurs Loossois depuis plusieurs années et curieusement personne ne semble savoir pourquoi, y compris en mairie.

Selon certains riverains des effondrements de catiches en seraient la cause… Comprenez que nous nous interrogions.

Puisque ce terrain sera mis à disposition de la Fabrique de l’emploi et qu’il n’est fait mention d’aucune interdiction d’usage d’engins lourds dans la convention, sommes-nous assurés qu’il n’y a aucun problème de sécurité pour les activités maraichères de la Fabrique sur sa parcelle ?

Décision : pour.

 


        Délibération n°9 – Tarifs CRC arts dramatiques

Intervention : Valérie CONSEIL, à retrouver en vidéo (https://www.youtube.com/watch?v=Uu75xH8oEx4&)

C’est au détour de cette délibération sur les tarifs du CRC que nous découvrons que le conservatoire de Loos s’ouvre aux arts dramatiques…

Cette diversification dans les activités du CRC ne relève t’elle pas de son projet d’établissement ? Le dernier datant de 2015, d’une durée habituelle de 5 ans, ce projet n’aurait-il pas dû être présenté au conseil municipal pour validation, avant le vote de cette délibération ?

Nous nous interrogeons donc. Le conservatoire doit-il obligatoirement proposer une autre activité pour un classement en CRC ? Si oui, pourquoi ce choix s’est-il porté sur les arts dramatiques plutôt que sur la danse ? Aussi, comment s’organiseront ces enseignements et dans quels locaux ?

Madame le Maire, vous mettez encore une fois la charrue avant les bœufs en nous demandant de voter une tarification sans explications du projet. Une habitude récurrente à Loos, une façon de faire inacceptable… Mais y aurait-il urgence… ??

D’autre part, une réflexion a-t-elle été menée sur les répercussions des activités « arts dramatiques » du conservatoire sur le fonctionnement des associations culturelles, notamment théâtrales de la ville ? Y at-il eu concertation avec ces associations ?

Nous pensons particulièrement à la disponibilité des salles pour les répétitions et représentations, d’autant que la disponibilité des locaux sur Loos est déjà bien limitée.

A notre connaissance, certaines associations culturelles de la ville sont déjà contraintes de revoir leurs projets de manifestations à la baisse ou à déménager de leurs locaux habituels.

Pour l’ensemble de ces raisons et parce que nous dénonçons toujours les frais administratifs instaurés pour le CRC comme une taxe incompréhensible, notre groupe votera contre donc cette délibération.

Décision : contre.

 


        Délibération n°12 – Gratification des stagiaires

Intervention : Valérie CONSEIL, à retrouver en vidéo (https://www.youtube.com/watch?v=EbI-JKteDaY)

Pour retrouver notre amendement à cette délibération :

Cette délibération énonce les modalités de gratification des stagiaires en formation diplômante au sein de la ville de Loos.

Cette gratification, au-delà de 2 mois de stage, est une obligation légale lors d’un conventionnement avec la structure d’enseignement concernée.

En revanche, il n’y a aucune obligation de gratification des jeunes en formation lorsque leur stage est d’une durée de moins de deux mois. Sur ce point, il est ici fait mention de possibles exceptions accordées par Mme le Maire.

Si l’on peut se réjouir de voir instaurer par la ville de Loos une gratification non obligatoire à ses stagiaires, nous ne pouvons accepter qu’elles soient attribuées de façon arbitraire.

La première version de cette délibération laissait clairement planer le doute sur l’objectivité de cette intention, en ce qu’elle opposait les compétences et les différentes formations des étudiants. Nous l’avons souligné en commission.

Aussi, après réflexion du groupe majoritaire, nous voici aujourd’hui avec une nouvelle mouture précisant que cette gratification accordée par le Maire sera versée en fonction des objectifs atteints et définis dans la convention de stage.

Nous contestons ce principe.

En effet, la réalisation d’un stage a des objectifs d’apprentissage et non pas de succès de réalisation, quelle que soit la formation de l’étudiant et son niveau d’étude.
Madame le Maire, soit vous gratifiez, soit vous ne gratifiez pas l’étudiant. Cela doit être précisé dans la convention de stage, signée en amont de son stage et quel que soit le succès que vous en attendez. Il ne s’agit pas d’attribuer une récompense, car telle est votre appréciation… si les objectifs ne sont pas atteints, la gratification devra tout de même être versée.

D’autre part, gageons qu’il ne sera pas fait le choix de gratifier des stagiaires dont la formation apparaitrait plus prestigieuse que d’autres (pas de différence de formation manuelles/ intellectuelles). Nous y verrions alors un caractère discriminatoire de votre part, puisque ce choix est à votre discrétion.

Notre groupe vous propose donc une alternative, un amendement à cette délibération, clair et juste, qui permettrait à tous les étudiants, et nous pensons plus particulièrement aux étudiants en situation précaire, de pouvoir bénéficier d’une gratification dès leur premier mois de stage; ce qui leur permettrait, au moins, une prise en charge de leur moyen de transport et de leurs repas.
Notre proposition est donc de remplacer le paragraphe concerné et suivant :

« Il pourra être accordé par le Maire une gratification pour les stages inférieurs à 2 mois, selon la même base. Cette gratification sera versée en fonction des objectifs atteints et définis dans la convention de stage. »

par :

« Considérant que la période de stage, entendue comme période d’apprentissage et de travail, contribue à la production matérielle et/ou immatérielle de la collectivité, la Ville de Loos verse une gratification aux stagiaires, au-delà de ses obligations légales, pour tous les stages d’une période d’un mois minimum, soit 22 jours à 7h de travail, consécutifs ou non, au cours d’une même année scolaire ou universitaire. Cela pour les conventions de stage signées après le 1er octobre 2021 et sur la même base de gratification qu’évoquées ci-dessus »

Décision : contre car amendement non retenu.

 


        Délibération n°13 – Tableau des effectifs

Intervention : Frédéric TRECA

Vous nous présentez rituellement sous la rubrique tableau des effectifs les nouvelles créations de postes, la filière, le grade, et la durée.
Et rituellement nous vous refaisons la même demande, à savoir de pouvoir bénéficier, d’une présentation des effectifs par pôle et services, sur plusieurs exercices.
Il s’agit en bons gestionnaire, garants de la bonne utilisation des deniers publics d’apprécier la charge de personnel pour les différentes activités, surtout en cas de création de nouvelles activités ( Fileuse, ludothèque…) ou d’aléas, par exemple le COVID…
Monsieur le Directeur Général des Services nous a indiqué que ce n’était pas obligatoire de transmettre cet état analytique au conseil municipal.
Il nous semble qu’à partir du moment où les différents groupes s’intéressent aux questions de personnel, il ne serait pas compréhensible que vous ne nous transmettiez pas ces états.
Ce ne serait pas faire preuve de démocratie en se réfugiant derrière les règlements.

Monsieur Maertens nous indiqué que l’achat d’un nouveau logiciel par la ville devrait permettre de disposer de ces données en temps réel. Notre demande ne donnera donc pas de surcroit de travail aux services.
Par ailleurs nous sommes impatients de pouvoir disposer du rapport social unique (bilan social). Nous attendons de votre part qu’il soit présenté et débattu en commission et en conseil municipal.

Décision : abstention.

 


        Délibération n°14 – Création d’un poste de psychologue

Intervention : Frédéric TRECA, à retrouver en vidéo (https://www.youtube.com/watch?v=MRvMxzF5H6c)

Il nous demandé d’accepter la création d’un poste de psychologue pour huit heures semaine pour un lieu Parents / Enfants.

Vous nous avez précisé en commission que ce lieu fonctionnerait dans un premier temps deux après-midi par semaine et peut-être le samedi matin par la suite.

Nous adhérons pleinement à ce type de structure qui ont fait leur preuve depuis les maisons vertes crées par Françoise Dolto.

De plus vous nous avez indiqué que le COVID avait fait apparaitre de nouveaux besoins qui justifiaient d’autant plus leur existence à Loos.

Alors nous sommes consternés que la ville de Loos avec ses 21 000 habitants, ne propose que deux après-midis de permanence pour la ville entière. Vous avez raison d’évoquer le COVID qui a frappé de nombreux enfants et jeunes.

Deux permanences c’est indigent alors qu’il existe des financements notamment de la CAF !

Et Madame le Maire vous avez évoqué à de nombreuses reprises votre refus de l’assistanat, nous voudrions vous rappeler les difficultés de relation entre les parents et les enfants concerne toute la population sans exclusive, même si un contexte socio-économique peut être un facteur aggravant.

La ville a un devoir de faire plus.

Nous voterons oui à avec l’espoir de renouveler ce oui lorsque vous nous présenterez l’augmentation des permanences parents/enfants.

Décision : pour.

 


        Délibération n°15 – Application du Riefseep

Intervention : Valérie CONSEIL

Cette délibération repose le principe plus global du régime indemnitaire des agents de la ville qui, loin s’en faut, n’a pas gagné en transparence malgré les fameux « critères objectifs » qui étaient affichés. Nous l’avons déjà dénoncé.

Nous nous abstiendrons donc sur cette délibération.

Décision : abstention

 


        Délibération n°16 – Création d’un « chargé d’accueil France services » dans le cadre du dispositif parcours emploi compétence

Intervention : Frédéric TRECA, à trouver en vidéo (https://www.youtube.com/watch?v=wj1v2nnFNZk)

Nous devons délibérer sur la création d’un poste de chargé d’accueil dans le cadre du dispositif du parcours emploi compétence.

Au préalable c’est encore au détour d’une délibération fonctionnelle, cette fois sur le recrutement de personnel que nous prenons connaissance de l’implantation de la maison France Service sans en connaitre les modalités précises : budget, financement, implantation…
Cela aurait mérité une délibération en propre.

Nous pensons que l’accès aux services publics dans un contexte de dématérialisation des services est essentiel. Si l’on ne maitrise pas internet on est perdu, et ça touche tout le monde.
Quand on a les moyens on passe par une société de service pour faire sa carte grise, déclarer ses impôts… et quand ce n’est pas le cas on est dans la panade.

Vous avez fait le choix d’implanter la Maison France Service au centre- ville à la place du PIJ. Nous nous interrogeons sur les conditions d’accès à ce service pour les personnes les moins mobiles et en particulier les personnes âgées. Avez-vous envisagé des permanences décentralisées notamment dans les quartiers prioritaires ?
Enfin nous avons appris en commission que cette maison sera ouverte à plusieurs communes ; les moyens prévus en personnel qualifié sont-ils suffisants ?

Voilà les questions que vous aurions posées si le projet nous avait été présenté.
Concernant le poste comment donner un avis pertinent sans connaitre au préalable le dispositif France Service… et surtout sans avoir un profil de poste ?
Le dispositif « parcours emploi compétences » est-il adapté ? N’y avait-il pas la nécessité de recruter un professionnel compte-tenu des financements mobilisables ?
L’occupation de ce poste par une personne ayant une expérience professionnelle n’aurait-elle pas été pertinente compte-tenu des enjeux ?

Cependant malgré ces interrogations nous donnons un avis positif mais vous demandons qu’un bilan qualitatif soit présenté en conseil municipal.

Décision : abstention.

 


        Délibération n°23 – Recrutement d’un contrat d’apprentissage au sein du pôle développement économique et cohésion sociale

Intervention : Frédéric TRECA, à retrouver en vidéo (https://www.youtube.com/watch?v=FnRWF_LUwy4)

Monsieur Bruinen en tant qu’adjoint à l’insertion nous propose la création d’un poste de contrat d’apprentissage. Au sein du pôle de développement économique et cohésion sociale.
De quoi s’agit-il ?
D’un poste d’un poste dédié à la politique de la ville
– pour le quartier des Oliveaux : gestion urbaine de proximité
– à l’échelle de la ville : participation à l’animation du contrat de ville, relation aux partenaires institutionnels, relation aux habitants qui concerne essentiellement les Oliveaux

Il s’agit d’un poste au minimum d’agent de développement social, voire de chef de projet politique de la ville.

Compte-tenu des enjeux sur Loos, avec un projet de renouvellement urbain important qui demandera un travail de terrain conséquent et souvent délicat.
Compte-tenu du passif dans la relation aux habitants sur le projet NPNRU que nous mesurons tous les jours, il nous semble qu’il nous faut un professionnel avec expérience et non un professionnel sans expérience.

Votre choix est significatif de l’intérêt que vous apportez réellement à la relation aux habitants des quartiers.
Il est par ailleurs surprenant que vous ne mettiez pas tous les atouts pour la réussite d’un projet que vous avez voulu…

Enfin nous souhaitons savoir si ce poste bénéficie d’une participation de financière de l’Etat ou de l’Anru ; si c’était le cas votre choix serait d’autant plus incompréhensible.

Décision : abstention.

 


        Délibération n°27 – Opération Bigot Danel

Intervention : Frédéric TRECA, à retrouver en vidéo (https://www.youtube.com/watch?v=GQbAqrDdL_I)

Nous apprenons encore au travers d’une délibération technique cette fois, un nouveau projet : la réhabilitation de du château Bigot Danel.
Votre projet de regroupement du conservatoire et de la maison des associations dans le bâtiment Fiprotec n’est plus d’actualité et le château bigot Danel devient maison des associations !

Vous nous avez indiqué que les études techniques décidées au premier semestre avaient mis en exergue l’impossibilité de regrouper ces deux entités dans ce bâtiment.

Mais enfin pouvez-vous nous dire ce qui vous empêche de dire clairement les choses ?

Tout d’abord expliciter ces raisons précises, qui ont conduit à l’abandon du projet initial qui semblait tout à fait réaliste sur la base d’un travail technique très détaillé réalisé par les services.

N’y a-t-il pas eu une surenchère des futurs utilisateurs et une dérive, en l’état de nos informations nous ne pouvons que nous poser la question ?

Le nouveau projet d’établissement du CRC est-il la cause de ce revirement soudain ?
Dans cette hypothèse l’élaboration de ce nouveau projet était programmé et votre précipitation est incompréhensible, il aurait évidemment fallu attendre le projet d’établissement du CRC avant de lancer l’opération FIPROTEK.

Donc le château Bigot Danel apparait tout à coup être la solution idéale pour accueillir la maison des associations. Et vous nous demandez de lancer des travaux alors que nous n’avons connaissance d’aucun projet qui permette de vérifier que ce bâtiment est réellement adapté pour une maison des associations en fonction :

  • de son aménagement, il s’agit d’une grande maison d’habitation,
  • de sa situation complétement décentrée,
  • aussi des besoins en parking.

Vous ne nous présentez aucun cahier des charges, ni études préalable réalisé par les services qui permette d’apprécier si ce bâtiment est réellement adapté.
Sera-t-il possible de prévoir des salles polyvalentes de différentes tailles demandées par les associations, dans un bâtiment ancien ?
Nous en doutons.

Par ailleurs, avez-vous concerté l’ensemble des associations pour envisager avec elles leurs besoins, leur permettre de contribuer au projet ?

Non, car d’une part, la co-construction que vous évoquez Madame le Maire fait partie de votre vocabulaire mais pas de vos pratiques, nous le mesurons régulièrement.
D’autre part nous pensons qu’il est possible que les associations vous disent que le château Bigot Danel ne soit pas adapté et vous n’aurez alors pas de plan B.

Pour finir, ce nouveau projet demandera une dépense complémentaire de 3,2 millions par rapport au projet précédent…

Pour l’ensemble de ces raisons nous voterons contre.

Décision : contre.

 


        Délibération n°31 – PADD

Intervention : Frédéric TRECA

Les préalables

Nous souhaitons un véritable débat mais il semble qu’il soit hypothéqué parce que nous ne disposons pas de suffisamment d’éléments d’analyse ni de suffisamment de temps, indispensable à un débat argumenté.

La présentation de différents points de vue ne fait pas débat.

Au préalable nous souhaitons rappeler quelques principes transversaux qui peuvent avoir une résonnance particulière à Loos :

  • la prise en compte des enjeux climatiques, qui vont bouleverser tant les logiques de développement, d’aménagement ainsi que la vie quotidienne
  • nous vous l’avions dit lors du débat sur le PLU 2, nous ne devons pas attendre la législation pour protéger les ressources naturelles : l’eau, biodiversité ou les populations : la santé (pollution), etc.
  • à Loos la qualité de la vie, la qualité urbaine, la densité urbaine, une circulation acceptable, le développement des services de proximité sont des atouts à préserver qui font notre spécificité.

Nous ne pourrons donc pas aborder tous les sujets, nous en retiendrons quelques-uns à partir des questionnements proposés.

 

Politiques d’habitat, mobilité et urbanisme

Constats à Loos

Nous regrettons la volonté municipale de la ville de Loos de densifier à l’excès : les constructions place Thiers avec les conséquences en termes de circulation, de santé, de qualité de vie…
Nous pensons au passage que le maire confond ses deux casquettes de Vice-Présidente au logement et de Maire au détriment de cette dernière .
Par ailleurs les nouveaux logements n’ont pas tous vocation à accueillir durablement des Loossois quand il s’agit de défiscalisation, ils profitent plus aux investisseurs privés avec une crainte sur la qualité des bâtiments dans la durée, une fois la période de défiscalisation échue.

Nécessité de définir dans les objectifs généraux de construction des plafonds de densité qui prennent en compte les contextes locaux : circulation, desserte, densité typologie de la ville…

 

Nous sommes confrontés à un réseau de transport en commun insuffisamment adapté, il est un préalable à une réflexion sur l’aménagement :

  • Augmentation temps de trajet pour Lille, depuis la disparition des ligne 12
  • Desserte des quartiers vers le centre-ville, en particulier depuis les Oliveaux
  • Le nouveau quartier Lillois enclavé en territoire Loossois du côté de la tête de cheval au bout e la rue de Londres demande

Il y a nécessité d’adapter et renforcer les transports en commun, de prendre en compte les échelles de centralité (commune/agglo), les nouveaux pôles d’activité, se fixer des règles communes qui garantissent un traitement équitable des différents territoires à partir duquel on puisse prévoir un aménagement cohérent.

 

A Loos nous rencontrons plusieurs difficultés pour réfléchir à l’aménagement qui prenne en compte la relation entre les services et les transports en commun.
Au préalable la ville et le centre-ville en particulier est contrainte par une circulation de transit importante. La création de nouvelles infrastructures de transport sera déterminante.
Nous attendons donc avec impatience le nouveau Tram qui devrait alléger à terme la circulation en provenance des Weppes.
Or l’arrivée de ce tram n’a pas été pris en compte dans les différentes opérations récentes : l’aménagement de la « grand route.» , le déplacement de Lidl, et la création du nouveau parc Danel qui ont consommé du foncier précieux qui aurait été utiles pour implanter le futur tram…

 

Il y a nécessité d’anticiper, d’élaborer un projet sur les centres-ville et plus largement sur la ville à moyen terme, travaillé par la MEL et la ville qui définissent

  • les espaces stratégiques à préserver,
  • les cheminements doux à créer,
  • les zones d’activités commerciales à développer (on peut s’interroger sur la création de nouvelles cellules commerciales sur l’ancien site Lidl alors que le nombre de commerces vides accroit sur la grand route),
  • les stations avec échanges multi modale : tram, bus, vélos et piétons.

La Mel doit garantir une vision d’ensemble sur les différents enjeux et ne pas laisser partir les communes sur des projets à court terme qui pourraient s’avérer bloquant pour la suite.

 

Concernant les stratégies de compensation sur la renaturation en centre-ville. Ces stratégies sont souvent trop faciles ; nous devons nous obliger à faire avec les éléments naturels, les arbres, les paysages…
Préserver les pépites plutôt que les remplacer doit être une préoccupation commune.
Les gestes architecturaux et les logiques de valorisations foncières prennent toujours le pas sur la préservation des ressources.
Les arbres de la place Thiers faisaient partie du paysage Loossois… Nous devons apprendre à faire avec la nature, et la valoriser plutôt que de planter des arbustes en remplacement des vieux arbres…

Nous aurions pu intervenir sur d’autres sujets d’enjeu à aborder dans le cadre du PADD, cependant cela demanderait, encore une fois, plus de temps.

 


        Délibération n°32 – Développement des services publics locaux – veille foncière

Intervention : Frédéric TRECA

Dans le cadre d’une délibération intitulée : « Développement des services publics locaux – veille foncière », nous découvrons qu’il s’agit d’un projet de développement de l’activité de la Médiathèque avec la création d’une ludothèque.

Et comme les locaux actuels sont trop petits vous nous demandez l’autorisation de mettre en place une veille foncière, d’où l’intitulé de la délibération présentée par l’adjoint à l’urbanisme.

Pourquoi ne pas nous présenter l’ensemble du projet du développement de la Médiathèque :

  • à partir d’un bilan de la situation actuelle : fréquentation : publics, âges…, nature des difficultés liées aux locaux, mais aussi à l’accessibilité…
  • les horaires d’ouverture sont-ils suffisants ? par exemple on peut s’interroger sur les raisons qui ont conduit la municipalité à ne pas ouvrir la médiathèque le samedi après-midi,
  • les perspectives possibles de développement : en terme de fréquentation, d’animation, de mobilisation des usagers, de rapport avec les établissement scolaires, amplitudes horaires
  • la ludothèque : son fonctionnement, la jauge, son coût, les moyens en personnel et en matériel…

Bref, un véritable projet culturel sur ce que doit être à terme une médiathèque pour une ville de 22 000 habitants à partir duquel nous puissions nous poser les bonnes questions sur l’immobilier.
Faut-il chercher à agrandir au coup par coup avec les incertitudes sur l’hypothétique libération de locaux avoisinants ou envisager une délocalisation à terme ?

Une médiathèque est un outil essentiel, c’est un lieu d’accès au savoir, d’accès à la culture, et c’est aussi un lieu d’échanges en lien avec les écoles, les associations et les autres équipements culturels et en particulier la Fileuse…

Alors que nous devions avoir un débat sur le projet de la médiathèque, présenté par l’adjointe à la culture nous avons une délibération présentée par l’adjoint aux travaux, avec tout le respect que j’ai pour lui, c’est un choix que nous ne partageons pas et c’est regrettable…

Décision : abstention.

 


        Délibération n°33 – Opération de travaux de construction d’une cuisine cuisine centrale

Intervention : Frédéric TRECA

Le principe d’un concours est une solution riche et stimulante, et nous le partageons cependant nous souhaitions faire un rappel.

Le NPNRU a été une opportunité pour apporter des financements décisifs pour la création d’un équipement intercommunal, présenté comme un équipement de proximité pour le quartier des Oliveaux…

C’était tiré par les cheveux, mais l’obtention de ces financements nous obligeait à accueillir cet équipement sur le quartier des Oliveaux et les seuls terrains apparemment disponibles se situent sur des terrains qui bien que constructibles se situent sur les champs captants.

Nous vous avons fait savoir à plusieurs reprises que nous regrettions ce choix.

Enfin nous souhaiterions connaitre qui sont des membres du jury libéraux qui se feront prendre en charge des vacations et frais de déplacements ?